lelettrisme.com

Isidore Isou

Gabriel Pomerand

Maurice Lemaître

Roland Sabatier

Micheline Hachette

Alain Satié

Jean-Pierre Gillard

François Poyet

Gérard-Philippe Broutin

Woodie Roehmer

Anne-Catherine Caron

Virginie Caraven

David Seaman


Passages dans le lettrisme

Jean-Pierre Gillard

Français.
Né en 1948

Après des études au Lycée pilote de Sèvres, sa passion pour la littérature et la poésie amène Jean-Pierre Gillard à rencontrer Isidore Isou et le lettrisme en 1966, il a dix-huit ans.

Quelques mois après cette rencontre, en 1967, il écrit son plus fameux poème, « La ratepelision » et participe à son premier récital de poésie au Théâtre de l'Alliance Française.

Suivront des concerts et des spectacles alliant poésie, cinéma ciselant et danse polyautomatique, notamment avec la NGL (Nouvelle Génération Lettriste) qu'il crée avec F. Poyet, GP. Broutin et JP. Curtay (Maison de l'ORTF, MJC de Ville d'Avray et de Boulogne, Lycée Balzac, Fiac, Musée d'art moderne de la Ville de Paris, Rencontres poétiques d'Avignon, Le Palace).

En 1973, il compose pour le film de Pierre Jouvet la Symphonie pour L'Autre. Ses poèmes ont fait l'objet d'un CD chez Novaprod Owl (Corrina Corrina, 2001).

Dès 1967, le peintre se signale par une hypergraphie des plus minimalistes autour de la lettre psi, comme dans La démarche infinitésimale n° 1 ou encore L'œuvre imaginaire (La Blanche Neige endormie au psi) où il glisse simplement la petite lettre dans la main de l'héroïne. L'art infinitésimal sera son domaine d'élection (Des psi dans les cheveux). On lui doit également des expositions comme « Le lettrisme toujours à l'avant-garde de l'avant-garde » (Galerie Espace 2000, Bruxelles, 1973), « Tak tak tak, doung doung doung… entrez ! » (Galerie Vingt Sept, Toulouse, 1995), et d'avoir joué en 1985 un rôle clé auprès d'Éric Fabre et de la Galerie de Paris, dans la venue d'Isou et des lettristes.

Dans le cinéma, il faut citer Le rameur, l'île ou l'inca, film à couleur indépendante du support (1970) montré à la Cinémathèque Française et au Festival d'Édimbourg, et dans la danse le Voyage au bout de la nuit, chorégraphie infinitésimale créée lors de la Semaine Lettriste du Théâtre Mouffetard (1973).

En juillet 1975, il participe au Congrès I.N.S.E.A au Centre international d'Études Pédagogiques de Sèvres, intervient sur la notion de création et donne au théâtre de verdure ses Cris pour le bouleversement de l'école

Producteur à France-Musique, il organise le concert aujourd'hui mythique d'Isidore Isou à la Salle Gaveau, retransmis sur les ondes le 11 décembre 1976, et la même année consacre deux programmes entiers à la musique lettriste, Ère isouienne, an 52 : un musicien lettriste, Gérard-Philippe Broutin et Roland Sabatier: pourquoi je n'ai pas écrit ces musiques.

En 1978, il monte Je vous parlerai de Dieu, d'art et de sexe d'Isidore Isou aux Rencontres théâtrales de Sèvres.

Nommé professeur de culture générale aux Beaux-Arts de Toulouse en 1992, il met le premier le lettrisme et ses suites au programme d'une école des Beaux-Arts.

En 2002 il crée E.T. Web, le site de l'excoordisme et du téïsynisme, il y présente des expositions de Sabatier, Broutin, Poyet, Satié, Caron et Roehmer, ainsi que ses propres travaux comme Le voyage poétique étendu de 2004. En 2005, il ouvre Le blog du lettrisme.

Le quotidien Libération lui a consacré un portrait en août 2002, Bonjour lettriste, sous la plume d'Alain Dreyfus.

Portrait de Jean-Pierre Gillard

choix d'œuvres
de Jean-Pierre Gillard

haut de page

© 2004. création graphique a2sc design